La Formation spécialisée en santé, sécurité et conditions de travail (F3SCT) du Conseil départemental du Puy-de-Dôme, convoquée en séance extraordinaire ce mardi 16 juin, n’a pas pu se tenir en raison de l’absence de quorum du côté de l’administration.

✔ L’essentiel à retenir
- F3SCT extraordinaire annulée le 16 juin faute de quorum de la collectivité.
- L’agression d’agents de la Maison des Solidarités de Cournon n’a pas pu être examinée.
- L’UNSA CD63 dénonce un manque de considération pour le dialogue social et la sécurité des agents.
La matinée devait être consacrée à deux réunions de cette instance dédiée aux questions de santé, de sécurité et de conditions de travail des agents.
La séance plénière ordinaire prévue à 9h a pu se dérouler avec une vingtaine de minutes de retard après un premier constat de manque de quorum.
En revanche, la séance extraordinaire programmée à 11h a dû être annulée.
Sur les 24 membres représentant la collectivité – 12 titulaires et 12 suppléants –, seuls deux conseillers départementaux et deux directeurs généraux adjoints étaient présents. Une participation insuffisante pour permettre la tenue de cette instance.
Une situation qui interroge le dialogue social
Il s’agit de la deuxième séance extraordinaire de la F3SCT ajournée en un peu plus d’un an pour les mêmes raisons. Une situation que les organisations syndicales jugent préoccupante au regard des enjeux traités au sein de cette instance.
Les représentants du personnel rappellent que leur participation nécessite une organisation importante, tant sur le plan professionnel que personnel. Ils regrettent un manque d’implication de la part des représentants de la collectivité et estiment que l’engagement de chacun devrait être à la hauteur des responsabilités exercées au sein de ces instances de dialogue social.
La sécurité des agents au cœur des préoccupations
Parmi les sujets inscrits à l’ordre du jour figurait notamment l’agression physique d’agents de la Maison des Solidarités de Cournon-d’Auvergne.
Un événement qualifié de grave, qui devait faire l’objet d’échanges et conduire au lancement d’une enquête spécifique.
Pour les représentants du personnel, cette situation mérite une mobilisation particulière dans un contexte où les conditions de travail des agents du Pôle Solidarité Sociale sont déjà fortement dégradées.
L’annulation de la séance reporte donc l’examen de ce dossier à une prochaine réunion extraordinaire qui devra être organisée dans le mois à venir. Conformément à la réglementation, cette nouvelle convocation pourra se tenir sans condition de quorum.
Un appel à une prise en compte des enjeux de terrain
L’UNSA CD63 demande que les instances de santé, sécurité et conditions de travail soient considérées à la hauteur des enjeux qu’elles portent.
Elles appellent également au respect de l’engagement des représentants du personnel et à une prise en compte rapide des problématiques de sécurité rencontrées par les agents du Pôle Solidarité Sociale.
Pour l’UNSA CD63, les difficultés auxquelles sont confrontés les agents nécessitent désormais des réponses concrètes et rapides afin de garantir leur sécurité et l’amélioration de leurs conditions de travail.
